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lundi 3 novembre 2014

La Baracande + Karine Germaix


Vendredi 14 novembre 20h au Cercle Laveu rue des Wallons, 45, 4000 Liège
Ce vendredi 14 novembre à 20.00, les Maîtresses folles et les Jeunes filles présentent deux concerts au Cercle du Laveu, avec des hommes, une femme, un accordéon, une cornemuse, une vielle à roue, de la guitare et des cordes vocales.


** LA BARACANDE

En France, il existe un collectif de musiciens nommé La Nòvia. Archéologues sonores des traditions musicales du centre du pays, ils s'inspirent de celles-ci sans les lisser ou les folkloriser, évitant les pièges des fusions souvent gênantes des musiques dites « du monde ». Au contraire, ils puisent dans les danses et chants traditionnels d'Auvergne ou du Limousin ce qui résonne malgré le temps qui passe, ce qui remue les tripes, en bref ce quelque chose qui fait qu'il y a eu des hommes bien avant nous, que nous sommes toujours des hommes, et que nous pouvons nous rencontrer, par le biais du son et de la mélodie. Usant de vielles à roue, de cornemuses, mais aussi d'instruments modernes qu'ils amplifient parfois très fort, ils élaborent des morceaux hypnotiques, qui cognent, et appellent la transe.
La Baracande est une des émanations de ce collectif, construite autour du répertoire de chants, collectés durant les années 1950, de Virignie Granouillet, une dentellière auvergnate. Et l'interprétation de ce patrimoine aux sources médiévales sonne comme le rock psychédélique qu'on a longtemps rêvé, puissant, dramatique et gorgé d'histoires.

Basile Brémaud / chant
Pierre-Vincent Fortunier / cornemuse béchonnet 11 pouces, violon
Yann Gourdon / vielle à roue, boîte à bourdons
Guilhem Lacroux / guitare, lap steel


** KARINE GERMAIX

L'accordéon ou le piano du pauvre a souvent eu mauvaise presse auprès des jeunes publics. Certains ont essayé de le sauver pour l'adapter à la sauce moderne, qu'on pense à la nouvelle chanson réaliste ou au projet Gotan, une espèce de fusion, qui n'en faisait que mettre en avant son côté folklo plutôt que mettre en valeur ses potentialités. C'est précisément « ceux qui ont tué le genre », qui, à l’âge de 18 ans, ont fait abandonner son instrument à la Bretonne Karine Germaix. Heureusement, grâce à l'intervention d'un ami qui lui montre qu'il y a autre chose, elle découvre les compositions de musique classique contemporaine qui ont été écrites pour l'accordéon, en premier lieu celles de la compositrice russe Sofia Goubaïdoulina.
Dans les concerts de Karine Germaix il y a une grande hésitation qui questionne ou séduit, entre la virtuosité impressionnante et une courageuse exploration qui tente de partir de zéro, entre l'instrument seul et le service qu'il veut rendre à la chanson, qui reste présente. Le tout forme un univers un peu sombre et mélancolique, mais proche et accessible, avec des lumières qui peuvent surgir aussi bien dans l'interprétation somptueuse de Piazzolla que dans l'écoute que la musicienne veut susciter. (extraits d'un texte de C.Piette)