sup libelles

mardi 16 décembre 2014

chronique dans Rif Raf

Voici la chronique que Rif Raf (magazine musical belge) a faite sur le cd Ondes étourdies :

Karine Germaix
Ondes étourdies
Autoproduction

Musicienne bruxelloise, aux origines françaises, chez qui l'accordéon joue un rôle majeur, et heureusement loin des clichés misérabilistes, Karine Germaix évolue dans un registre - en gros, la chanson française à texte - où le passé côtoie le présent à tour de rôle. Parfois, les mélodies s'inscrivent dans une modernité surprenante et dynamique, tout en demeurant accessible à l'oreille un tant soit peu curieuse - on songe à une Brigitte Fontaine où l'aigu joue un plus grand rôle.
Ailleurs, et dès le second morceau, elle donne à son accordéon des effets atmosphériques qu'on rapproche invariablement de Pauline Oliveros, en un poil moins saugrenu et osé. Hélas, d'autres instants rappellent une chanson française aux gênes passéistes, on se croirait dans un bad trip alcoolisé un soir de déprime à la Samaritaine*, quand les sonorités de l'accordéon n'en finissent plus de tournoyer. Pour notre bonheur, toutefois cette tendance est minoritaire (deux titres sur huit, c'est pas l'amer à boire) et bien vite les fulgurances contemporaines reprennent le dessus, qu'elles nous rapprochent de Richard Galliano ou de Yann Tiersen

Fabrice Vanoverberg

Je pense que les deux titres en questions c'est La Fièvre et Calamity Jane . C'est mon côté ville portuaire, Saint Nazaire, où j'ai passé mon enfance près des chantiers navales à Penhoët, quartier où les bouges sordides réchauffent les coeurs des plus endurcis... au Muscadet ou au Gros Plant :-)

*La Samaritaine, lieu bruxellois incontournable pour la chanson française